mardi 16 décembre 2008

L'action de l'environnement sur la maladie .

Les facteurs environnementaux sont probablement à l'origine du déclenchement du processus auto-immunitaire. Ils pourraient expliquer « le gradiant nord-sud » du DID : en effet, un enfant finlandais a 7 à 8 fois plus de risque de développer un diabète insulino-dépendant qu'un enfant français. Ceci est en faveur de l'existence de facteurs environnementaux bien que les facteurs génétiques puissent également rendre compte de ce gradiant.








L’hérédité n’est donc pas seule responsable, puisque toute la parenté des diabétiques de type 1 et 2 ne sont pas malade. Il existe bien d’autres causes à cette maladie de plus en plus fréquente. Les populations qui subissent un changement de mode de vie très radical avec une explosion de l'obésité sont d’ailleurs les plus touchées.




Le diabète de type 2 est dont souvent dû à une alimentation riche et trop abondante. Une telle hygiène alimentaire fait prendre du poids, source d’insulinorésistance. En effet, 40 à 60 % des obèses développeront un diabète de type 2, et 75 % des diabétiques de type 2 sont ou ont été obèses ou en surpoids.

Pourtant, tous les nutritionnistes sont de cet avis : on mange globalement moins aujourd’hui que nos grands-parents et nos arrières grands-parents, mais les apports restent trop importants par rapport aux efforts que l'on fait.

En effet, l’activité physique a considérablement diminué ! Voiture, ascenseur, moissonneuse-batteuse, télévision… autant d’évolutions techniques miraculeuses, qui ont beaucoup à voir avec l’augmentation du diabète de type 2. Le manque d’activité physique favorise la surcharge pondérale, phénomène majeur de l’arrivée d’une telle maladie.













Selon une étude faite sur les indiens pimas ( d'arizona et du méxique) , on peut se rendre compte véritable de l'importance d'une alimentation seine ,favorisant une absence du diabète chez les individus .

Compte rendu de cette étude :

Les indiens Pimas constituent une population génétiquement homogène. Certains vivent en Arizona (USA), d’autres au Mexique.

· Les Pimas d’Arizona, détiennent le record du monde du diabète DNID. 50 % de la population (contre 9 % pour les blancs américains), âgée de plus de 35 ans, est atteinte du DNID. C’est normalement une maladie de la maturité, or 4 % des jeunes de 15 à 19 ans sont touchés. Pourquoi une épidémie aussi massive ?
En une cinquantaine d’années, leur mode de vie traditionnel a été bouleversé. Les Pimas étaient des agriculteurs vivant frugalement des produits de leur travail. En quelques années, ils se sont établis dans une société d’abondance où l’activité physique est réduite au minimum et le régime alimentaire dominé par le fast-food. Ce mode de vie débouche sur une obésité de plus en plus fréquente dans cette population (plus de 80 % des malades sont obèses).


· Les Pimas du Mexique
Des chercheurs ont étudié une population d’Indiens mexicains isolée dans les montagnes de la Sierra Madre et qui se sont révélés être des Pimas : même langue et génétiquement semblables aux Pimas d’Arizona. Leur mode de vie est le même depuis des siècles. Sur des lopins de terre, ils font pousser maïs, haricots, tomates et piments. Leur travail est aussi dur que leur alimentation est frugale. Ils sont minces et seulement 6,4 % sont diabétiques.






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